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Vol. 4, No. 3

LES QUÉBEC SUR LA SCÈNE MONDIALE ET LES RELATIONS INTERNATIONALES DES ENTITÉS SUBÉTATIQUES

Sommaire

GRÉGOIRE GAYARD
Candidat au doctorat de science politique (Université Panthéon-Assas)
gregoiregayard(at)gmail.com

À seulement quelques semaines de l'ouverture de la conférence de Copenhague, où seront discutées les suites à donner au Protocole de Kyoto à partir de 2013, le gouvernement fédéral canadien et le gouvernement du Québec ont des conceptions et des ambitions radicalement différentes en matière de lutte contre le changement climatique. Pour faire entendre sa propre voix sur la scène internationale dans ce dossier, le Québec entend marquer sa présence à Copenhague, en parallèle de celle du gouvernement canadien.

CATHERINE RABOURDIN-ETEVE
Candidate au doctorat en histoire (Bordeaux 3)
catherine.eteve-rabourdin@wanadoo.fr

Entrer dans la cour des Grands demande persévérance et tact. Persévérance pour agir dans la durée et tact pour parvenir à un résultat. L'Histoire des peuples est là pour nous le rappeler. Prenons l'exemple de la France et du Québec pour illustrer ce point de vue. Depuis quatre cents ans, des liens étroits se sont tissés entre cette province du Canada et sa mère-patrie. Comment expliquer ce rapprochement ? Quels sont les critères d'appréciation et l'importance d'une telle relation dans le monde d'aujourd'hui et de demain? Ces questions sont posées pour donner du sens à cette « entente » franco-québécoise sur l'échiquier international.

ALAIN LAVALLÉE
Participant à l'Université d'été sur la Diplomatie québécoise (Bordeaux)
alain.lavallee@yahoo.ca
dominic.migneault.1(at)ulaval.ca

Le processus d'intégration continentale des Amériques est en cours. Afin d'y participer pleinement, le Québec a « tout avantage à développer ses liens avec l'Amérique latine » (Lesemann).



ISABELLE BOURASSA

Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Isabelle.bourassa.3@ulaval.ca

Entrevue avec Pierre Arcand, ministre des Relations internationales du Québec et ministre responsable de la Francophonie. Cette entrevue, réalisée le 5 août 2009 par notre collaboratrice Isabelle Bourassa, a d'abord été publiée sur le site Internet du Centre d'études interaméricaines (CEI) (www.cei.ulaval.ca).

PIERRE-LUC PELLAND

Maîtrise en science politique (U. Laval)

plpm62@hotmail.com

Apparus en Europe dans la deuxième moitié du XXe siècle, les jumelages n'ont cessé depuis de gagner en popularité. Partout dans le monde, des municipalités établissent des relations entre elles et procèdent à des échanges de compétences, d'idées et de personnels, menant ainsi un type très particulier de relations internationales. Québec ne fait pas exception: la capitale provinciale est au centre d'un important réseau de villes*, ce qui lui confère une dimension proprement internationale. Tout récemment, elle a reconduit son partenariat avec la ville de Bordeaux et annoncé la signature d'un nouveau programme de coopération pour les années 2009-2011. Dans cet article, nous verrons quelle est la place des jumelages dans la stratégie internationale de la Ville de Québec, en montrant notamment l'importance de ses relations avec Bordeaux, puis nous mettrons en évidence l'utilité des jumelages pour les villes qui les contractent.

ALEXANDRE CÔTÉ
Candidat à la maîtrise en histoire (U. Sherbrooke)
alex_cote(at)hotmail.com

C'est à St-John au Nouveau-Brunswick que se déroulait, les 14 et 15 septembre derniers, la 33e conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada. Avec comme sujet principal l'énergie, l'occasion était belle pour le gouvernement du Québec de faire reconnaître l'hydro-électricité comme source d'énergie renouvelable. Au terme de la rencontre, le premier ministre Charest peut dire mission accomplie! Il a été conclu entre les participants que des efforts conjoints seraient mis en oeuvre pour que la grande hydraulique soit inscrite comme énergie verte dans les lois fiscales fédérales aux États-Unis.

DARINA BRUNEAU

Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

darina.bruneau.1@ulaval.ca

Le défi principal de l'« ensemble chinois », comprenant Beijing, Hong Kong, Macao, le Tibet, le Turkestan oriental et Taïwan, consiste en la recherche et l'atteinte d'un équilibre entre le désir d'unification du gouvernement central chinois et les revendications autonomistes des entités qui font partie de la Chine, au sens large. La création d'un réseau diplomatique privilégié et institutionnalisé réunissant des entités sous-étatiques chinoises qui possèderaient plus d'autonomie et dans lequel le gouvernement central chinois jouerait un rôle de leader, permettrait peut-être à toutes les parties de trouver avantage à établir de nouvelles relations entre elles et envers les autres pays. Or, cette piste de solution se heurte à une multitude de problèmes fondamentaux. Une chose est certaine, un consensus doit être trouvé quant à la direction que doivent suivre les relations diplomatiques tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'ensemble chinois. À l'occasion du 60e anniversaire, le 1er octobre 2009, du Parti communiste chinois (PCC) et de la fondation de la République populaire de Chine, la réflexion tombe à point.

EDWIDGE AFFA'A-EKOTTO

Maîtrise en études internationales (U. Laval)

edwige.affaa-ekotto.1@ulaval.ca

Western Union, Money Gram, Nasuba Express ou Money Express, sont quelques symboles des mouvements de milliards de dollars envoyés chaque année par les diasporas (individus ou associations communautaires) à leurs familles, amis, villes ou villages du pays d'origine. En Afrique comme ailleurs, l'objectif visé  est d'améliorer les conditions de vie des bénéficiaires ou d'investir dans le pays d'origine. À l'heure où la réputation de l'aide publique au développement est minée par son efficacité jugée limitée et les problèmes de corruption, peut-on miser sur les sommes provenant de la diaspora pour stimuler le développement des pays moins nantis ?

DAMIAN KOTZEV
Candidat à la maîtrise en études internationales
(U. Laval)
damian.kotzev.1(at)ulaval.ca

En 2008, la Banque mondiale estimait les transferts de fonds de particuliers vers les pays en voie de développement à plus de 320 milliards de dollars US, une augmentation marquée en comparaison aux 176 milliards de 2006. La part du secteur informel, bien que difficile à évaluer, serait estimée au minimum à la moitié de celle du secteur formel. Devant l'ampleur du phénomène, il n'est pas surprenant de voir la communauté internationale s'inquiéter des conséquences de ces transferts informels sur le financement du crime en général, et du terrorisme en particulier. D'autant plus que les pays musulmans d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d'Asie du Sud en ont attiré à eux seuls au moins un tiers, soit plus de 54 milliards de dollars en 2008.

TIMOTHÉE MOTTIN
Candidat à la maîtrise en science politique (UQAM)
tim.mottin(at)hotmail.com

Des drapeaux iraniens flottent le long des quartiers Westwood et Beverly Hills à Los Angeles. Au centre de ceux-ci, un lion solaire trône à la place du stylisé calligraphe d' « Allah » du drapeau officiel. Ce motif, symbole de la monarchie iranienne, interdit depuis 30 ans en Iran, est plus que jamais brandi par l'importante diaspora iranienne aux États-Unis. Estimée autour d'un million de personnes, cette population diasporique, remarquablement bien intégrée économiquement, bénéficie d'un rôle politique en devenir. Du quartier de « Teherangeles » à Los Angeles, à ceux de Washington, en passant par ceux de New York, des personnalités de la diaspora obtiennent des places politiques, créent des lobbyings et occupent le champ médiatique. De la gauche républicaine à la droite monarchiste, ces Iraniens, lassés des faux espoirs entretenus par les « réformateurs » d'Iran et traumatisés par sept ans d'engrenage sécuritaire de W. Bush, semblent désormais opter pour une stratégie adaptée à la complexité de la situation de leur pays. À la fois instruments et acteurs des relations internationales, les diasporas, et plus spécifiquement la diaspora iranienne aux États-Unis, méritent notre regard le plus attentif. Quelques mois après les événements postélectoraux en Iran, nous verrons que ces populations exilées ont un rôle décisif dans la fabrication de nos représentations du monde.

MATTHIAS MEROUEH
Candidat à la maîtrise en relations internationales (IEP de Bordeaux/U. Laval)
matthias.meroueh.1(at)ulaval.ca

Les minorités chiites du Moyen-Orient sont régulièremet accusées de prêter une allégeance secrète à l'Iran, favorisant ainsi l'ingérence de Téhéran dans les affaires internes de leurs États. Ce processus de stigmatisation, qui touche notamment les communautés du Bahreïn, du Koweït et d'Arabie Saoudite, est particulièrement virulent au Liban où la relation étroite du Hezbollah avec l'Iran est critiquée tant par les adversaires politiques du mouvement que par les médias nationaux et internationaux, qui décrivent le Parti de Dieu comme un "État dans l'État" sous contrôle exclusif de Téhéran. La réalité est pourtant plus complexe, et nécessite une approche nuancée. Loin de n'être qu'un "pion" iranien, le Hezbollah est un mouvement puissant et autonome combinant nationalisme libanais, panislanisme, et sentiment identitaire chiite. Sa relation avec l'Iran connaît une forte évolution entamée au début des années 1990 et qui atteint aujourd'hui son point culminant.

SULAIMAN AL-SHAQSI
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)
sulaiman.al-shaqsi.1(at)ulaval.ca

Le 13 mars dernier, dans son sermon du vendredi, un imam chiite saoudien invite ses fidèles à présenter une demande de séparation officielle (autonomie politique), auprès des autorités saoudiennes, si leur dignité n'est pas respectée. Inquiet de cette déclaration, l'État sunnite a emprisonné cet imam. Auparavant, une revendication chiite a eu lieu afin que le gouvernement sunnite cesse d'exploiter leur pétrole. Ces évènements et d'autres ont soulevé la question de la démocratie. Cette question sensible n'est pas présente qu'en Arabie Saoudite, mais dans le monde arabe en général. Cependant, le cas de ce pays islamique est singulier, surtout après la chute du régime baasiste en Iraq et la montée des chiites irakiens après une longue période de marginalisation. La discrimination flagrante du gouvernement saoudien envers ses citoyens chiites soulève des questionnements à savoir si ces derniers sont considérés comme des citoyens de deuxième ordre. L'islam étant connu comme une religion égalitaire, prônant l'État de droit, on peut se demander où est cette égalité si ce pays, essayant d'appliquer la chariâ à la lettre, ne met pas en pratique ce principe fondamental? Du point de vue réaliste, la souveraineté de cet État est-elle vraiment en danger, face à de ce groupe populaire? Il faut savoir que les doléances chiites, en ce pays, remontent historiquement à la première compétition politique dirigée par ce groupe contre le régime saoudien en 1902.

Le 28 juin dernier à l'aube, un commando encagoulé dirigé par les forces armées honduriennes pénétrait dans la maison du président Manuel Zelaya, arrêtait ce dernier et l'extradait de force au Costa Rica. Dans la même journée, le Congrès national nommait Roberto Micheletti à la tête du pays pour qu'il assume la présidence jusqu'aux élections du 29 novembre prochain. D'aucuns ont décrié cet incident comme étant la définition même d'un coup d'État; d'autres l'ont plutôt qualifié de « changement constitutionnel ». Retour sur des événements troublants qui semblent sortis d'une époque que l'on croyait révolue.

BENJAMIN DUCOL
Candidat au doctorat en science politique (U. Laval)
benjamin.ducol.1(at)ulaval.ca

En Juin dernier, quelques semaines avant l'élection présidentielle iranienne, les autorités gouvernementales interdisaient temporairement l'accès au réseau de socialisation Facebook. C'est le candidat réformateur Mir Hossein Moussavi qui était directement visé par cette mesure, lui qui rassemblait à l'époque quelques 36 000 partisans en ligne contre un peu moins de 5000 pour son principal rival, le président sortant Mahmoud Ahmadinejad. Symboliquement, cette censure illustrait les craintes grandissantes du régime envers l'influence du cyberespace dans la compétition électorale.

HOBIVOLA A. RABEARIVELO

Candidat au doctorat en études internationales (Université Laval)

andriantsitovianarivelo-h.rabearivelo.1@ulaval.ca

Depuis le mois de janvier dernier, Madagascar et ses 20,5 millions d'habitants sont confrontés à une crise politique qui ne semble pas vouloir prendre fin et face à laquelle les organisations internationales paraissent impuissantes.




MARIE-FRANCE SAVARD
Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)
marie-france.savard.1(at)ulaval.ca

Dans le cadre des déjeuners-conférences de la Société des Relations internationales de Québec (SORIQ), la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt a présenté, le 23 septembre 2009, une allocution organisée conjointement par Reporters sans frontières et l'Institut du Nouveau Monde (INM). Sous le thème « Comment favoriser la paix et la réconciliation dans les zones de conflits? », Mme Bétancourt a offert un témoignage vibrant, inspirant et empreint d'émotions.

ALEXANDRE MORIN
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)
alexandre.morin.4(at)ulaval.ca

Le président Hugo Chávez et l'ALBA (Alliance bolivarienne pour les Amériques) se sont retrouvés au centre de l'attention suite au coup d'État du 28 juin 2009 au Honduras. Le fait que le président déchu Manuel Zelaya, d'abord candidat d'un parti de centre-droit, se soit rapproché graduellement de la gauche en adhérant notamment à l'ALBA, le 25 août 2008, a suscité beaucoup de mécontentement au sein du Parlement et dans les rangs militaires. Semant la controverse autant dans les forums interaméricains qu'à l'intérieur des pays qui décident de s'y rallier, l'ALBA est parvenue à se démarquer, par ses bons et ses mauvais coups.

GABRIEL COULOMBE
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)
gabriel.coulombe.1(at)ulaval.ca

En décembre prochain, la capitale danoise sera l'hôte du sommet de l'ONU sur le climat. Principal objectif: déboucher sur un accord international qui succédera au protocole de Kyoto. Cette conférence suscite un curieux assortiment d'espoirs et d'inquiétudes. Alors que le retour des démocrates à Washington semblait vouloir donner un nouveau souffle aux négociations, les discussions préparatoires qui ont eu lieu à Bonn en juin dernier ont montré qu'il reste beaucoup de pain sur la planche si l'on aspire encore à ce que Copenhague soit couronné de succès. Dans la foulée des crises financières et économiques qui sévissent toujours, le monde aura-t-il la volonté d'élever la crise environnementale à un niveau critique qui impliquerait que l'on doive lui accorder une attention immédiate d'une ampleur sans précédent?

MARIE-AUDE LEMAIRE
Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)
marie-aude.lemaire1(at)ulaval.ca

Le 9 avril dernier, alors que la Russie tente d'avancer ses pions en Asie centrale, un gazoduc turkmène en direction de la compagnie russe Gazprom, quasi État dans l'État russe, explose. Achkhabad et Moscou s'accusent mutuellement de la cause de ce bris, un facteur de plus déstabilisant le nouveau Grand jeu en cours en Asie centrale.

NICOLAS CONTESSI
Candidat au doctorat en science politique (U. Laval)
nicola.contessi.1(at)ulaval.ca

Suite à des débuts balbutiants, la Conférence spéciale de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) sur l'Afghanistan, tenue à Moscou le 27 mars dernier s'est révélée un pari gagné, du moins selon toutes les apparences.  Proposée par le président russe au Sommet de l'Organisation de 2007 à Bichkek (Kirghizstan), il aura fallu en fait presque deux ans pour qu'elle aboutisse.

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