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Vol. 3, No. 1

LES CONFLITS DANS LE MONDE

Sommaire

MATHIEU TREMBLAY - RÉDACTEUR EN CHEF
Candidat au doctorat en études internationales (U. Laval)

Guerre civile iraquienne, attentats en Afghanistan, répression sanglante en Birmanie, sans oublier le génocide au Darfour : l'année 2007 nous a rappelé que de multiples conflits sévissent toujours aux quatre coins de la planète. La couverture médiatique entourant ces tristes événements porte à croire que jamais le monde n'a été aussi violent, que les conflits, génocides, tout comme la population des camps de réfugiés ne cessent de croître d'année en année. Cependant, si on en croit le Human Security Report, publié en 2005 et mis à jour en 2006, toutes les données statistiques indiquent pourtant le contraire.

RAHMANE DIAOUGA
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

On les appelle « Kadogos» en République Démocratique du Congo, ou encore « Craps » au Rwanda. L'Organisation des Nations unies estime à 300 000 le nombre d'enfants soldats dans le monde, dont 120 000 uniquement en Afrique. Ils sont dans les zones de conflits armés (Somalie, Rwanda, Ouganda, RDC, Tchad....) et participent aux combats aux côtés des adultes. L'expression "enfant soldat" désigne toute personne âgée de moins de 18 ans qui fait partie d'une force ou d'un groupe armé, régulier ou irrégulier. Peu importe que cet enfant manipule des armes, soit cuisinier, messager, porteur de bagages ou qu'il accompagne un de ces groupes (Principes du Cap 1997). Généralement, l'âge de ces enfants varie entre 7 et 17 ans.

KATHIA LÉGARÉ
Candidate au doctorat en science politique, (U. Laval)

 

Alors que les autorités russes se targuent d'avoir « normalisé » la situation en Tchétchénie, de nouveaux feux couvent dans le Caucase du Nord.  Alimentés à l'origine par la rébellion tchétchène, ils ont aujourd'hui acquis une certaine autonomie.  Plusieurs guérillas opèrent au Daghestan et en Ingouchie, mais aussi en Kabardino-Balkarie et en Karachevo-Tcherkessie, des républiques de l'extrême sud-ouest de la Fédération de Russie. Des « jamaats » (ou communautés musulmanes) de tendance salafiste se sont en effet militarisés et mènent des attaques, plus ou moins fréquentes selon les régions, contre des cibles civiles (hôpitaux, immeubles d'habitation, etc.) et les forces de l'ordre. Cette montée de la violence coïncide avec une contestation populaire et non violente de plusieurs dirigeants, maintenus en place par le Kremlin : un mouvement d'autre part nourri par la stratégie anti-terroriste fédérale fondée sur le profilage religieux, ciblant les adeptes des formes non-traditionnelles de l'Islam, et les punitions collectives.

EDWIGE AFFA'A EKOTTO
Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

ANNE-LAURE DJOLLA EKOSSO
Candidate à la maîtrise en administration publique (Carleton U.)

Depuis les indépendances, l'Afrique a connu de multiples conflits aux conséquences tragiques. Les conflits au Rwanda, au Soudan ou au Kenya, pour ne citer que ceux ci, ont laissé l'image d'un continent meurtri. À prime abord, l'Afrique semble incapable ou peu motivée à gérer ses propres conflits. Pourtant, les leaders et les organisations du continent africain posent très souvent des actions concrètes qui malheureusement ne trouvent pas écho dans les médias, laissant ainsi l'image d'une Afrique faible et dépendante de l'extérieur.

 

 

ROMAIN LALANNE
Candidat au master 1 en science politique (Sciences Po Bordeaux)

Alors que la commission Winograd, chargée d'enquêter sur les défaillances de l'armée israélienne durant le conflit israélo-libanais de l'été 2006, a remis fin janvier son rapport final, la question des conséquences aussi bien pour le gouvernement Olmert que pour l'armée reste ouverte. En toile de fond, l'impératif d'une refonte de l'appareil militaire et stratégique s'impose aujourd'hui plus que jamais.

MARIE-ASTRID OSPINA D'AMOURS
Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Le 17 février 2008, la province serbe du Kosovo proclamait son indépendance. Cet acte accompli unilatéralement et sans l'aval de la Serbie n'est pas sans créer des remous sur la scène internationale. Les pays, dont les États-Unis, qui ont immédiatement reconnu le nouvel État, y voient l'aboutissement logique du démantèlement de l'ex-Yougoslavie alors que d'autres, la Russie en tête, la considèrent comme un danger pour la stabilité mondiale. Depuis la prise en charge du Kosovo par l'ONU en 1999, la menace de violences telles que celles commises dans les années 1990 ne se fait plus sentir, mais déjà la colère des Serbes est vive et le nouveau pays fait face à d'immenses défis pour assurer sa survie.

LUC BISSON
Candidat au doctorat en développement régional (UQAR)

Depuis le 27 décembre 2007, jour des élections nationales au Kenya, le pays est en proie au chaos. Des émeutes violentes émergent partout sur le territoire alors que deux candidats, Kibaki, Odinga, se disputent la victoire présidentielle. On assiste également à un déplacement de population important vers l'ouest et en Ouganda (600 000 individus, selon des chiffres de l'ONU) provoquant par le fait même la menace d'une autre crise humanitaire grave sur le continent africain. La situation présente ne serait pas l'unique fruit du résultat de la dernière élection. Non seulement d'autres raisons l'expliqueraient, mais les résultats de recherches sur la gouvernance locale recueillies dans sept petites collectivités rurales canadiennes indiqueraient des similitudes apparentes avec le conflit kenyan, et ce, même si l'on se situe à des échelles totalement différentes. 

FELIX KUNTZSCH
Candidat au doctorat en science politique (U. Laval)

Le débat public entourant la mission canadienne en Afghanistan oppose ceux qui plaident pour un maintien des troupes à ceux qui favorisent un retrait immédiat. Bien que la mission soit maintenant prolongée jusqu'à 2011, de nombreuses questions, qui constituent la toile de fond de cette querelle, demeurent mal abordées dans le débat public. Qu'est-ce que le Canada fait en Afghanistan? Quels sont les buts de cette mission? Quelles sont les chances de les atteindre? Et à quel prix? Pourtant, c'est justement l'esprit de solidarité envers les soldats, invoqué par les deux camps, qui exige une réflexion et un débat ouvert sur les justifications de la présence canadienne et sur la stratégie politique et militaire à suivre. Un débat trop important pour qu'il soit laissé entre les mains des militaires et des politiciens.

MARIE-MICHÈLE TREMBLAY
Candidate à la maîtrise en science politique (U. Laval)

Le Rapport du Groupe d'experts indépendants sur le rôle futur du Canada en Afghanistan (ou le «Rapport Manley») a été déposé à la Chambre des communes en janvier dernier. Ce rapport plaidait notamment pour une accélération de la formation des forces de sécurité nationales afghanes, associant même la date de retrait des troupes canadiennes au moment où l'Armée nationale afghane (ANA) et la Police nationale afghane (PNA) seraient aptes à prendre en charge de façon effective la sécurité du territoire ainsi que des citoyens. De ce fait, le rapport a réaffirmé l'importance de la reconstruction des forces de sécurité nationales afghanes en tant que stratégie de sortie des troupes internationales. Malgré CELA, il reste encore beaucoup de difficultés à surmonter avant d'assister à l'émergence de forces de sécurité nationales afghanes professionnelles et efficaces, ce qui est particulièrement problématique pour la PNA.

ALEXANDRA TARDIF-VILLENEUVE
Candidate à la maîtrise en science politique (U. Laval)

Depuis 2004, le sud de la Thaïlande est aux prises avec un conflit qui a fait à ce jour près de 2000 morts. Ce conflit méconnu oppose une minorité composée de musulmans d'origine malaise à une majorité thaïe bouddhiste. Dans les provinces de Narathiwat, Surathani et Yala, la violence est désormais quasi quotidienne.

 

 

ALEXANDRE MORIN
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Janvier 2008, la classe moyenne de Shanghai -fonctionnaires, professionnels, propriétaires, pères et mères de famille- est en train de se soulever, silencieusement, méticuleusement. Elle descend dans la rue pour manifester son opposition et bloquer à tout prix le projet du gouvernement chinois de rallonger la ligne de train ultra-rapide «Maglev». Le nouveau trajet, joignant le centre-ville au second grand aéroport de Shanghai (Hongqiao), doit passer sur la rive droite du fleuve Ding Pu, faisant ainsi perdre beaucoup de valeur aux propriétés de chaque côté. Phénomène tout à fait singulier en République populaire, certes, car il s'agit de citoyens éduqués et prospères, qui connaissent leurs droits, et qui refusent de sacrifier la santé de leurs enfants et la quiétude de leur quartier au nom du bien de la nation. Est-il toutefois trop tôt pour parler réellement d'éveil politique ou pour en déduire l'essor d'une nouvelle conscience citoyenne chinoise?

 

 

FRÉDÉRIC MARGOTTON
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Alors que le Kosovo vient tout juste de déclarer son indépendance, le mouvement en faveur de celle de Taïwan subira probablement un test référendaire le 22 mars prochain lors, de l'élection présidentielle. L'ampleur politique, diplomatique et médiatique qu'a pris ce double évènement ? élection présidentielle et référendum ? est telle que plusieurs analystes (et Taïwanais) craignent de revivre un conflit similaire à la crise des missiles de 1996. Ce type de scénario alarmiste est-il justifié?

 

GENEVIÈVE KING RUEL
Candidate à la maîtrise en droit international (U. du Québec à Montréal)

Le Cambodge est un pays post-conflit qui peine à se remettre sur pied depuis 1993, accablé par l'absence d'un État de droit, par une corruption endémique et un système judiciaire dominé par le politique. La question des expulsions forcées des terres, le landgrabbing comme on le nomme souvent, constitue selon de nombreux observateurs et travailleurs d'ONG, le problème le plus criant du pays et affecte des dizaine de milliers de Cambodgiens chaque année.

Déjà près de 3 ans depuis l'arrivée au pouvoir du parti conservateur de Stephen Harper. Bien peu de bilans ont été tracés jusqu'à maintenant sur l'empreinte que laissera ce gouvernement sur la politique étrangère canadienne. Après trois ministres et de nombreuses crises et controverses, l'heure est arrivée d'analyser les dynamiques qui ont animé la politique étrangère canadienne de ce gouvernement minoritaire.

Après le 17 février, quelles perspectives pour le Kosovo indépendant ?

ARNAUD CASTAIGNET

Candidat au master d'analyse en politique internationale (Sciences Po Bordeaux)
Arnaud Castaignet revient d'un séjour de trois mois en Serbie et au Kosovo.

arnaud.cast(at)hotmail.fr

Même si plusieurs projets d'intégration en Amérique latine ont vu le jour, le régionalisme sur le continent présente néanmoins un succès plutôt limité. Le MERCOSUR ? formé par le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay en 1991? est l'exemple parfait d'un modèle qui avait tout pour réussir, mais qui se trouve désormais au bord de l'abîme en raison de l'absence d'une vision commune partagée par ses membres.

Crise agricole en Argentine : le style de gouvernance des Kirchner remis en cause

ISABELLE BOURASSA

Candidate à la maîtrise en études internationales - Université Laval

ysabellebourassa(at)hotmail.com

L'Argentine a été secouée cette année par la plus importante crise politique depuis la déroute économique du pays en 2001. Ce qui avait commencé par un décret ministériel pour hausser les taxes sur les exportations de grains s'est transformé en quelques mois en un affrontement entre le gouvernement péroniste de Cristina Fernández Kirchner et le monde rural. L'intransigeance et l'entêtement de la présidente, mais aussi des dirigeants agricoles, ont semé la division sociale et paralysé l'économie. 

HÉLÈNE MAYRAND
Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Avant de soigner un malade, un médicament doit d'abord être inventé, fabriqué, distribué, prescrit et vendu. À chacune de ces étapes, des problèmes s'empilent pour les pays en développement, rendant pénible l'accès aux médicaments, et surtout la solution très complexe.

DAN FURUKAWA-MARQUES
Baccalauréat en économie politique (U. Laval)

MICHEL TREMBLAY
Maîtrise en relations internationales (U. Laval)
Master in international political economy (Manchester)

« La situation est beaucoup plus sérieuse que n'importe quelle autre crise financière depuis la Deuxième Guerre mondiale » - George Soros, First Post, 22 janvier 2008. « Nous allons probablement vivre une des pires récessions depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce n'est certainement pas un bon scénario » - Jim Rogers, Fortune 500, 3 février 2008. Soros et Rogers, ces gourous de la finance mondiale, n'y vont pas de mains mortes lorsqu'ils parlent de l'état de l'économie! Pourtant, encore aujourd'hui, l'idée d'une récession économique américaine, voire internationale, n'est que trop timidement utilisée par les experts. Néanmoins, à lire quelques observateurs plus avisés, tout porte à croire que les conséquences seront lourdes.

ALEXANDRE PERRON
Maîtrise en relations internationales (U. Laval)

Wall Street se retrouve en piteux état. Les surplus des réserves monétaires du Moyen-Orient et de l'Asie viennent à la rescousse. A-t-on raison de s'inquiéter de ces nouveaux partenariats financiers entre corporations et fonds souverains? Au contraire, célébrons cette interdépendance!

EMMANUELLE CZOR
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Du 3 au 14 décembre dernier s'est déroulée à Bali la 13e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Réunissant les représentants de 180 pays, l'objectif de cette conférence était d'établir une feuille de route concernant les échéanciers à venir dans l'élaboration d'une suite au Protocole de Kyoto. Résultat : les diplomates présents ont convenu in extremis de l'ouverture d'un cycle de négociations débutant d'ici avril, devant aboutir à un second accord se rapportant aux changements climatiques et ce, avant la fin de 2009. 

VÉRONIQUE PLOUFFE
Candidate à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Face aux échecs des pratiques de développement au cours des cinquante dernières années, le développement local et endogène pourrait représenter une avenue viable pour l'amélioration des conditions de vie des populations les plus pauvres. Mais à certaines conditions : un développement endogène doit nécessairement « s'enraciner dans le milieu » tout en cherchant à tirer profit des ressources externes. Selon cette perspective, les intervenants externes doivent s'éloigner de la mentalité du « développeur » pour privilégier une approche qui favorise le développement autogéré des communautés.

FÉLIX GRENIER
Candidat à la maîtrise en études internationales (U. Laval)

Du 20 au 24 novembre dernier, douze étudiants de l'Université Laval s'envolaient pour l'Égypte afin de participer à la 18e simulation internationale de la Ligue arabe de l'Université américaine du Caire, la Cairo International Model Arab League (CIMAL). Ce séjour a été, pour les délégués, une occasion privilégiée d'apprendre sur le Moyen-Orient et de développer une compréhension accrue du rôle que nous pouvons jouer dans cette région tumultueuse.

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